Le 17-04-2013
Par ASSOCIATION
Ils ont appris autrement, se sont fixés des objectifs, les ont atteints. « Ils » : les autodidactes. S’ils réussissent c’est grâce à des qualités dont les entreprises ont besoin sans doute plus que jamais aujourd’hui, notamment la curiosité, le pragmatisme, la ténacité, l’inventivité, l’engagement.
Un homme, chaudronnier de formation, qui, à 35 ans, décide de prendre des cours au CNAM pour devenir ingénieur et ainsi, atteindre son objectif – devenir contrôleur aérien –, fait preuve d’ambition. Être ambitieux n’est pas forcément perçu comme une qualité, pourtant l’ambition permet de se donner les moyens d’arriver à son but. C’est une des principales qualités des autodidactes, ces personnes qui « ont appris par elles-mêmes, en empruntant d’autres chemins que les voies conventionnelles d’apprentissage », explique Barbara Nativel, coach, fondatrice de Creative Energy et du réseau Nice to Meet You. On parle aussi de personnes qui se sont faites elles-mêmes, qu’aucun moule n’a donc formées, ou fermées. Plein de raisons expliquent que l’on ait appris autrement, comme l’ennui à l’école ou le rejet du type d’apprentissage qu’elle propose, un rejet qui n’est pas synonyme d’absence de goût et de capacité d’apprendre.
Pour preuve, ce goût d’apprendre caractérise aussi les autodidactes et leur permet de réussir. C’est grâce à lui qu’ils sont allés chercher les connaissances qui leur manquaient. Ils réussissent aussi parce qu’ils sont endurants, tenaces, débrouillards. « N’ayant pas reçu les solutions classiques enseignées dans les institutions, ils en ont inventé », précise Barbara Nativel. Audace, confiance en soi, force de caractère font également partie de leur bagage, généralement, et leur font « croire en leur étoile, en leur potentiel, leur permet de résister au jugement d’autrui », ajoute-t-elle. Leur ouverture d’esprit aux solutions différentes, cette part d’enfance, fait d’eux des êtres capables d’invention. Signalons encore leur esprit d’initiative et leur esprit pratique. « C’est en faisant qu’ils apprennent, ils sont donc pragmatiques, savent poser les problématiques concrètement car ils ont les pieds sur terre », ajoute notre coach. La liste n’est pas exhaustive, chaque autodidacte complétera son portrait d’une touche personnelle.
Si vous vous reconnaissez dans cette description, savez-vous valoriser vos qualités ? Dans le cas où vous n’auriez pas pleinement conscience des atouts dont vous disposez pour convaincre un employeur, « observez ce que vous faites, les qualités nécessaires pour y parvenir, puis, adjoignez-y des savoir-faire,» conseille Barbara Nativel. «Les centres d’intérêt aident à en prendre conscience. » Ainsi, une femme qui a laissé tomber ses études ou mis entre parenthèse l’idée de faire carrière pour élever ses enfants doit pouvoir se dire qu’elle a développé dans son expérience au foyer des qualités organisationnelles, relationnelles, managériales, de gestion des urgences et des conflits qui intéressent l’entreprise.
« La créativité et l’innovation, qualités que l’on retrouve chez les autodidactes, sont une demande explicite des entreprises même si, paradoxalement, elles recrutent des clones », observe Mme Nativel. Les PME sont les organisations les plus ouvertes à ces profils animés par une forte motivation, capables d’engagement. Voilà qui fait encore écho à une demande des employeurs.
Catégorie(s) : CONSEILS, RECRUTEMENT
Le 08-04-2013
Par Pierre Jacques
Des Rendez-Vous, à la suite! Ca c'est aussi Café Contact de l'Emploi, qui répond à la demande des partenaires publics et privés.
En Ile de France et Paris :
Mercredi 17 avril, ce sera le 125 ème Café Contact de l'Emploi en direct de Levallois, entrée libre pour les candidats, dés 10h00.
Jeudi 18 avril, 126 ème Café Contact de l'Emploi, en direct de St-Ouen (93400). Entrée libre 08h30, impératif!
Jeudi 25 avril, Café Contact de l'Emploi à Bercy, UGC, CinéCafé 09h30.
A Strasbourg :
* Samedi 15 juin 10h00, Café Contact de l'Emploi des métiers du Transport et Logistique, à Eckbolsheim, chez ISLT-ECF
Venez et proposez votre candidature aux différentes enseignes du Transport et de la Logistique référencées par l'ISLT.
Démarrage 10h00!
Catégorie(s) : Ouverture, tout le monde avec tout le monde, des employeurs en vrai, des employeurs en direct, des candidats en recherche active d'un emploi durable!
Le 08-04-2013
Par ASSOCIATION
Jeunes diplômés, vous n’avez pas d’expérience, nombre recruteurs vous l’objecteront en entretien. Les recruteurs se trompent, vous avez une expérience, à vous de la faire valoir pour décrocher votre premier job !
Analyser avant d’argumenter
Analyser avant d’argumenter, plus facile à dire qu’à faire… Essayez quand même. « Le recruteur pointe-t-il votre manque d’expérience pour observer vos réactions ou bien est-ce une véritable objection ? », questionne Christian Darantière, directeur délégué de l’Afij. Analyser le pourquoi de cette objection, puis le moment où elle intervient vous aidera à en tirer parti.
Dans le premier cas, il souhaite certainement savoir comment vous gérez son objection, comment vous vous exprimez et jonglez avec ce prétendu vide d’expérience. Dans le second, dites-vous que vous avez affaire à un mauvais recruteur. « A-t-il seulement lu votre CV et dans l’affirmative, pourquoi vous avoir convoqué s’il souhaite un profil expérimenté ? », pointe M. Darantière. De plus, la teneur de l’objection varie selon le type d’entreprise. « Dans les cabinets de recrutement, on trouve les pires pratiques comme les meilleures, en entreprise, certaines ont un service dédié au recrutement d’autres pas et ce sont alors des opérationnels, pas forcément au fait des techniques de recrutement, qui vous reçoivent », poursuit-il.
Si l’objection arrive rapidement, aïe ! « Cela ressemble un peu à une manœuvre hostile », prévient Christian Darantière. Mais plus tard dans l’entretien, relever votre absence d’expérience équivaut souvent à vous tendre une perche pour développer, devinez quoi ? votre expérience ! Et c’est bien d’une expérience au singulier dont il s’agit de parler, comme d’une expérience globale, pour lui donner du poids.
Valoriser l’expérience extra professionnelle
Vous êtes membre d’une association, d’un club de sport ? Vous vous chargiez, étudiant, du journal de votre école, vous organisiez des événements, vous êtes passionné par tel sujet ? Voilà de quoi étoffer votre expérience. Celle-ci ne se limite pas en effet à quelques stages, jobs étudiants ou jobs d’été. « Les jeunes ne parlent pas du tout de ces expériences extra professionnelles, il faut le faire bien au contraire ! Il en va de même pour les jobs étudiants, aussi « petits » soient-ils, ils sont à mettre en valeur car ils sont le signe d’un savoir-faire, d’une volonté, d’une motivation », souligne M. Darantière.
Identifier les compétences transférables
Vous avez été, par exemple, équipier dans la restauration rapide dans le cadre d’un job étudiant ? Voici comment peut se traduire cette expérience en termes de compétences : une certaine durée montre la capacité à travailler en équipe, sous pression, dans un contexte hiérarchique fort, une capacité à respecter des horaires… Des compétences relationnelles, techniques, comme l’usage des outils informatiques, linguistiques, organisationnelles se nichent dans chaque expérience extra professionnelle et extra universitaire. Vous devez identifier toutes celles qui sont transférables dans la vie professionnelle. « En entretien, citez des actions et les compétences associées plutôt que le nom d’une association qui peut provoquer des réactions plus ou moins positives », préconise M. Darantière.
Plusieurs types d’organismes peuvent vous accompagner dans ce travail d’identification des compétences transférables et de mise en valeur de votre expérience globale. Pensez à vous tourner vers les missions locales d’insertion via les collectivités locales (elles concernent un public de jeunes de moins de 26 ans, de niveau – Bac à Bac+2, avec des variations selon les missions locales), vers les Maisons de l’emploi, ou vers des associations comme l’Afij. Il existe cependant des inégalités territoriales. Sachez aussi que depuis la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités) de 2007, les universités ont l’obligation d’avoir un bureau d’insertion professionnelle. Néanmoins, « c’est plus ou moins vrai dans la réalité, il n’y a pas d’homogénéité », précise-t-il.
Enfin, pour décrocher un job d’été qui viendra nourrir votre expérience, c’est maintenant qu’il faut s’y prendre ou au plus tard avant fin juin. .
Catégorie(s) : conseils, recrutement
Le 02-04-2013
Par ASSOCIATION
Pour les seniors, cultiver ses compétences et bien communiquer sur son savoir-faire est essentiel pour booster sa carrière.
Changer de poste tous les trois à cinq ans, suivre -quatre soirs par semaine- le MBA "trading-gestion d'actifs" d'une grande école parisienne, intervenir dans des organismes professionnels, voire activer, ponctuellement, son réseau lors des phases de recherche d'emploi... Pierre Liebaert, 53 ans, n'a pas ménagé ses efforts pour valoriser ses compétences au sein de son entreprise. A la direction des investissements d'Axa France depuis 2010, le jeune senior se définit comme un "pur produit" de cette société dans laquelle il forge sa carrière depuis vingt-neuf ans.
"J'ai construit mon parcours professionnel tout en gardant à l'esprit des fils conducteurs: j'ai commencé comme inspecteur commercial, puis j'ai évolué vers un poste de responsable marketing produits et services, avant de m'investir dans du pilotage stratégique, de 2004 à 2009." Alors âgé de 50 ans, le cadre espère encore du changement: le bilan de compétences qu'il entame, avec son manager et le service des ressources humaines de l'entreprise, fonctionne comme un déclic.
"J'ai pris conscience d'un besoin de rupture: j'ai identifié mes points forts et ce à quoi j'aspirais. J'ai pu, lors de mon entretien, mettre en évidence que je possédais des compétences techniques mais aussi relationnelles pour mener à bien des projets, au sein de la direction financière, et ce, bien que je ne sois pas initialement un spécialiste des investissements."
"Savoir évoluer avec son marché"
Rares sont ceux qui, comme Pierre Liebaert, réussissent le challenge. Et pour cause. L'âge apparaît comme le premier facteur de discrimination dans l'emploi, selon le dernier baromètre Ifop pour l'Organisation internationale du travail. Pire, "cette discrimination est l'une des rares à être socialement assumées", s'inquiète Sébastien Bompard, directeur de l'association de cabinets de recrutement A Compétence égale.
Priorité, donc, pour sortir du lot, au "recentrage des discours sur les compétences techniques et comportementales". Un défi de taille lorsque l'on sait que seuls 39% des seniors mettent suffisamment en valeur leurs atouts, lors d'un entretien d'embauche.
Les experts ne sont pas avares de recommandations pour booster son potentiel: se former et se cultiver en permanence, recentrer son CV sur les expériences récentes, dispenser des conférences hors de son entreprise -pour augmenter sa crédibilité- ou encore utiliser adéquatement les réseaux sociaux...
"Les seniors pensent qu'il suffit d'être présent sur Viadeo ou Linkedin pour se voir proposer un job, glisse Christian Cazalot, président du cabinet de recrutement Attitudes. Or, non, il faut être actif, potasser le site Internet des sociétés..." Et évoluer avec son marché. "Toujours se demander: si mon service périclite, ai-je la possibilité de changer de métier?" conseille Sébastien Bompard.
Un travail d'anticipation, mais aussi d'évaluation des expériences acquises. "Il faut apprendre à trier: Que sais-je faire? Quel est le type d'environnement que je maîtrise: PME ou grandes entreprises? Certains seniors postulent dans des grands groupes alors qu'ils n'y ont jamais mis les pieds, c'est incongru", relève Christian Cazalot. Il conviendrait donc d'être cohérent avec ses capacités.
Un avis partagé par Sophie Schmitt, directrice générale de Seniosphère, cabinet européen de conseil en stratégie. "Il appartient aux 50-55 ans d'identifier les postes dans lesquels ils vont être performants et pour lesquels leurs qualités -prise de recul et confiance- sont essentielles: un poste de relation avec l'extérieur ou de négociation, par exemple."
Impossible de se "vendre" sans soigner son apparence. "Deux tiers des entretiens d'embauche sont du non-verbal, alors, non, il n'est pas frivole de travailler son image pour paraître plus compétitif", estime Sophie Schmitt. Avant de conclure: "Le jour où quelqu'un se dit "Je suis trop vieux", la bataille est perdue."
Catégorie(s) : MARCHE DE L'EMPLOI
Le 25-03-2013
Par ASSOCIATION
GRAND SUCCES POUR NOTRE 123ème CAFE CONTACT DE L'EMPLOI - CENTRE SOCIO-CULTUREL LE GALET - STRASBOURG HAUTEPIERRE - 21 mars 2013
Evènement solidaire
200 candidats - 15 entreprises - 250 entretiens
REPORTAGE TV - ALSACE 20 - 21 MARS 2013
Catégorie(s) : EVENEMENT CAFE CONTACT EMPLOI
Le 22-03-2013
Par JEAN MARIE
Bonjour,
Je vous écris juste pour vous signaler que grâce au Café Contact Emploi organisé ce matin à Hautepierre, j'ai obtenu un entretien qui m'a été confirmé cet après-midi, pour un poste de développeur PHP au Crédit Agricole.
Ceci est donc un exemple supplémentaire qui démontre que votre démarche des Cafés Contact Emploi est pertinente et efficace.
Merci.
Catégorie(s) : TEMOIGNAGE
Le 19-03-2013
Par Pl
« Coup double pour l’emploi ! »
Deux rendez-vous uniques et incontournables de l’emploi co-organisés par les salariés et bénévoles de l’association CafeContact :
Le jeudi 21 mars au centre social et culturel « Le Galet »
1a Boulevard Balzac à Strasbourg-Hautepierre
Le samedi 6 avril au Café Brant
Place de l’université à Strasbourg
Entrée libre – démarrage à 10h
Recruteurs et candidats à l’emploi, ces rendez-vous, ce sont les vôtres! Entre 10h et 13h, un seul mot d’ordre : tout le monde va voir tout le monde, sans distinction.
Créée par Paul Landowski en 2006, l’association « CaféContact » a déjà organisé 122 « Café Contact de l’Emploi® » dans toute la France. Ils ont rassemblé plus de 3500 candidats et plus de 800 employeurs. En moyenne, 10% de contrats de travail ont été conclus grâce à ses rendez-vous.
Catégorie(s) : Dignité, Emplois pour Toutes et Tous, Equitabilité, ouverture, transparence, avenir meilleur, moins de chômage, plus de travail pour notre humanité...
Le 18-03-2013
Par Assoc CaféContact
Un RDV incontournable, qui permet de rapprocher les EMPLOYEURS de l'Industrie qui ont des emplois concrets à proposer, avec les candidats en recherche active d'un emploi dans l'Industrie! dans le département de l'ESSONNE, à EVRY, le 19 MARS à 09h30.
Un RDV co-organisé à la demande des partenaires : la CCI d'EVRY et financé par la DIRECCTE UT 91 avec l'Association CaféContact.
Evry, le 13 mars 2013
2ème Café de l’industrie à la CCI Essonne le 19 mars 2013
Plus de 100 offres d’emploi à pourvoir !
Une vingtaine d’entreprises industrielles essonniennes ont répondu présentes pour ce Café de l’industrie qui se déroulera à la CCI Essonne (Evry) le 19 mars 2013 de 9h30 à 13h pendant la 3ème semaine nationale de l’Industrie du 18 au 22 mars 2013.
C'est dans le cadre du plan de mobilisation pour l'emploi de l'Etat et de la Semaine Nationale de l'Industrie que la CCI Essonne organise ce job dating en partenariat avec la DIRECCTE Essonne UT 91, le Conseil général de l’Essonne et l’association CaféContact.
En 2012, le café de l’industrie avait accueilli près de 150 candidats pour environ 80 postes à pourvoir. Le record sera sûrement battu cette année avec près de 20 entreprises du secteur industriel qui proposeront plus de 100 offres d’emploi autour d’un café convivial le 19 mars 2013 dans les locaux de la CCI Essonne à Evry !
Le Café de l’industrie, comment ça fonctionne ?
· Pour les candidats, c’est l’opportunité d’approcher les entreprises qui embauchent, de développer son réseau et de valoriser ses compétences sans avoir à franchir les étapes traditionnelles des processus de recrutement. Chacun se présente et peut rencontrer toutes les entreprises présentes pour un entretien spontané et sans contrainte de temps.
· Pour les entreprises, c’est le moyen de rencontrer des candidats correspondant à leurs besoins en gagnant du temps et de l’énergie dans le recrutement. Ce sont aussi des échanges concrets et de qualité avec des personnes de tous horizons et de tous âges réunies autour d’un point commun : la pro-activité dans leur recherche d’emploi.
Les organisateurs
La CCI Essonne représente les 40 000 entreprises du département. Parce que recruter est un métier à part entière, la CCI Essonne vient notamment en aide aux dirigeants dans leur démarche de recrutement : définition de leurs besoins, présentation des dispositifs d'aides financières à l'emploi, diffusion d’offres d'emploi sur le site www.emploi-essonne.com, organisation de rencontres avec de futurs collaborateurs : Handicafé®, Senior Café, plateforme transport…
La DIRECCTE : Evolution du contexte social, mutations économiques, crise financière … De nouveaux dispositifs de régulation et d’animation sont nécessaires pour favoriser le développement des entreprises et de l’emploi, améliorer la qualité du travail et des relations sociales, assurer la loyauté des marchés et la sécurité des consommateurs. Tel est le sens de la création des Directions Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE). www.idf.direccte.gouv.fr
L'Association CaféContact : créée en 2006, l’association CaféContact a déjà organisé 121 «Cafés Contact de l’Emploi®» dans toute la France. Ils ont rassemblé plus de 5000 candidats et plus de 900 employeurs et ont débouché sur une moyenne de 10% de contrats de travail obtenus. Le dispositif Café Contact de l’Emploi® permet aux demandeurs d’emploi de prendre leur destin en mains et de rebondir vers un emploi concret. Plus d’infos sur www.cafecontactemploi.fr
Catégorie(s) : Association, CCI ESSONNE, la DIRECCTE UT 91
Le 13-03-2013
Par ASSOCIATION
Même secteur d’origine, même formation, ayant de préférence occupé des fonctions similaires dans un précédent poste… Voilà de quoi rassurer DRH et recruteurs opérationnels. À moins que, pensant éviter les dangers de l’inconnu, ils ne fabriquent du risque en recrutant des clones.
La culture française alimente le clonage et l’esprit de corps se renforce quand, dans un contexte économique difficile, les entreprises ont besoin de se rassurer. Mais se réfugier dans le recrutement de profils issus des mêmes moules et façonnés par des expériences équivalentes met-il à l’abri de tout danger ? Non, car ce réflexe est risqué en termes de diversité, de fidélisation, d’évolution interne et d’employabilité.
En recrutant des clones « les entreprises se privent des apports d’autres méthodes, d’autres façons de penser, d’autres secteurs ; c’est un réflexe assez incompréhensible vu des États-Unis par exemple, où l’on estime que c’est la diversité qui fait la force », pointe Anne Lépinay, associée à L’Espace Dirigeants. Par ailleurs, une personne issue du même secteur recrutée pour une mission similaire à celle de son précédent poste risque de très vite s’ennuyer, s’ensuit donc un problème de fidélisation. Quant aux possibilités d’évolution interne, grâce aux passerelles métiers notamment, elles sont là encore réduites quand les ressources se ressemblent trop. « Il faut penser potentiel, si l’on ne recrute que des gens qui ont fait la même chose, c’est plus difficile de leur proposer une évolution hors de leur domaine », indique Mme Lépinay.
Enfin, le risque de détruire une filière d’emploi existe bel et bien quand un secteur est en crise. L’employabilité est en effet mise à mal dans les secteurs consanguins – l’automobile en est un exemple, qui ne recrute que des personnes qui en viennent. « En cas de PSE, on fait sortir des profils qui auront beaucoup de mal à se reconvertir alors que si l’on recrute des profils ayant des parcours plus diversifiés, on peut entrevoir leur reconversion. Le rôle des DRH est aussi de se préoccuper de l’employabilité des salariés », souligne-t-elle.
La démarche réseau, une voie pour sortir du clonage
On préconise aux candidats d’adopter une démarche réseau dans leur recherche d’emploi. Le conseil vaut pour les recruteurs. DRH, acceptez de recevoir des personnes pour des entretiens exploratoires ! Même si vous n’avez pas forcément de poste à pourvoir, qui plus est si vous intervenez au sein d’une structure suffisamment étoffée pour être dotée de ressources dédiées au recrutement. « La démarche réseau ouvre les perspectives, elle contribue à casser les silos que sont un secteur, un métier, une formation », explique Anne Lépinay. La démarche est chronophage, elle n’est pas applicable aux gros volumes de recrutements, certes, mais elle mérite qu’on s’y attarde.
Le clonage est un réflexe sécuritaire, les DRH peuvent l’émousser en s’ouvrant à d’autres métiers, d’autres pratiques, grâce à des benchmarks et des partages d’expériences réguliers, en s’intéressant aux pratiques innovantes encore à l’état d’expérimentation. Les réseaux sociaux peuvent également contribuer à sortir du clonage comme l‘observe Mme Lépinay : « Les recruteurs reçoivent les CV qu’on veut bien leur envoyer alors qu’ils peuvent être actifs sur les réseaux sociaux et faire des recherches qui sortent des critères établis, malgré eux parfois d’ailleurs ils ont accès à des profils différents. » Une mise à plat des process de recrutement peut également mettre en évidence ceux qui favorisent le clonage, celui-ci commence parfois dès l’élaboration du profil de poste et de l’annonce d’emploi.
Dans un marché peu favorable à la diversité – les candidats sont nombreux, les recruteurs peuvent choisir entre différents clones – qu’est-ce qui motiverait les DRH et recruteurs opérationnels à sortir de leur zone de confort ? La conscience qu’en temps de crise, c’est plus l’audace que le repli, le protectionnisme, qui peut changer la donne ?
Catégorie(s) : CONSEILS, RECRUTEMENT
Le 13-03-2013
Par ASSOCIATION
Catégorie(s) : MEDIA