Par ASSOCIATION
Ils ont appris autrement, se sont fixés des objectifs, les ont atteints. « Ils » : les autodidactes. S’ils réussissent c’est grâce à des qualités dont les entreprises ont besoin sans doute plus que jamais aujourd’hui, notamment la curiosité, le pragmatisme, la ténacité, l’inventivité, l’engagement.
Un homme, chaudronnier de formation, qui, à 35 ans, décide de prendre des cours au CNAM pour devenir ingénieur et ainsi, atteindre son objectif – devenir contrôleur aérien –, fait preuve d’ambition. Être ambitieux n’est pas forcément perçu comme une qualité, pourtant l’ambition permet de se donner les moyens d’arriver à son but. C’est une des principales qualités des autodidactes, ces personnes qui « ont appris par elles-mêmes, en empruntant d’autres chemins que les voies conventionnelles d’apprentissage », explique Barbara Nativel, coach, fondatrice de Creative Energy et du réseau Nice to Meet You. On parle aussi de personnes qui se sont faites elles-mêmes, qu’aucun moule n’a donc formées, ou fermées. Plein de raisons expliquent que l’on ait appris autrement, comme l’ennui à l’école ou le rejet du type d’apprentissage qu’elle propose, un rejet qui n’est pas synonyme d’absence de goût et de capacité d’apprendre.
Pour preuve, ce goût d’apprendre caractérise aussi les autodidactes et leur permet de réussir. C’est grâce à lui qu’ils sont allés chercher les connaissances qui leur manquaient. Ils réussissent aussi parce qu’ils sont endurants, tenaces, débrouillards. « N’ayant pas reçu les solutions classiques enseignées dans les institutions, ils en ont inventé », précise Barbara Nativel. Audace, confiance en soi, force de caractère font également partie de leur bagage, généralement, et leur font « croire en leur étoile, en leur potentiel, leur permet de résister au jugement d’autrui », ajoute-t-elle. Leur ouverture d’esprit aux solutions différentes, cette part d’enfance, fait d’eux des êtres capables d’invention. Signalons encore leur esprit d’initiative et leur esprit pratique. « C’est en faisant qu’ils apprennent, ils sont donc pragmatiques, savent poser les problématiques concrètement car ils ont les pieds sur terre », ajoute notre coach. La liste n’est pas exhaustive, chaque autodidacte complétera son portrait d’une touche personnelle.
Si vous vous reconnaissez dans cette description, savez-vous valoriser vos qualités ? Dans le cas où vous n’auriez pas pleinement conscience des atouts dont vous disposez pour convaincre un employeur, « observez ce que vous faites, les qualités nécessaires pour y parvenir, puis, adjoignez-y des savoir-faire,» conseille Barbara Nativel. «Les centres d’intérêt aident à en prendre conscience. » Ainsi, une femme qui a laissé tomber ses études ou mis entre parenthèse l’idée de faire carrière pour élever ses enfants doit pouvoir se dire qu’elle a développé dans son expérience au foyer des qualités organisationnelles, relationnelles, managériales, de gestion des urgences et des conflits qui intéressent l’entreprise.
« La créativité et l’innovation, qualités que l’on retrouve chez les autodidactes, sont une demande explicite des entreprises même si, paradoxalement, elles recrutent des clones », observe Mme Nativel. Les PME sont les organisations les plus ouvertes à ces profils animés par une forte motivation, capables d’engagement. Voilà qui fait encore écho à une demande des employeurs.
Par Pierre Jacques
Des Rendez-Vous, à la suite! Ca c'est aussi Café Contact de l'Emploi, qui répond à la demande des partenaires publics et privés.
En Ile de France et Paris :
Mercredi 17 avril, ce sera le 125 ème Café Contact de l'Emploi en direct de Levallois, entrée libre pour les candidats, dés 10h00.
Jeudi 18 avril, 126 ème Café Contact de l'Emploi, en direct de St-Ouen (93400). Entrée libre 08h30, impératif!
Jeudi 25 avril, Café Contact de l'Emploi à Bercy, UGC, CinéCafé 09h30.
A Strasbourg :
* Samedi 15 juin 10h00, Café Contact de l'Emploi des métiers du Transport et Logistique, à Eckbolsheim, chez ISLT-ECF
Venez et proposez votre candidature aux différentes enseignes du Transport et de la Logistique référencées par l'ISLT.
Démarrage 10h00!
Par ASSOCIATION
Jeunes diplômés, vous n’avez pas d’expérience, nombre recruteurs vous l’objecteront en entretien. Les recruteurs se trompent, vous avez une expérience, à vous de la faire valoir pour décrocher votre premier job !
Analyser avant d’argumenter
Analyser avant d’argumenter, plus facile à dire qu’à faire… Essayez quand même. « Le recruteur pointe-t-il votre manque d’expérience pour observer vos réactions ou bien est-ce une véritable objection ? », questionne Christian Darantière, directeur délégué de l’Afij. Analyser le pourquoi de cette objection, puis le moment où elle intervient vous aidera à en tirer parti.
Dans le premier cas, il souhaite certainement savoir comment vous gérez son objection, comment vous vous exprimez et jonglez avec ce prétendu vide d’expérience. Dans le second, dites-vous que vous avez affaire à un mauvais recruteur. « A-t-il seulement lu votre CV et dans l’affirmative, pourquoi vous avoir convoqué s’il souhaite un profil expérimenté ? », pointe M. Darantière. De plus, la teneur de l’objection varie selon le type d’entreprise. « Dans les cabinets de recrutement, on trouve les pires pratiques comme les meilleures, en entreprise, certaines ont un service dédié au recrutement d’autres pas et ce sont alors des opérationnels, pas forcément au fait des techniques de recrutement, qui vous reçoivent », poursuit-il.
Si l’objection arrive rapidement, aïe ! « Cela ressemble un peu à une manœuvre hostile », prévient Christian Darantière. Mais plus tard dans l’entretien, relever votre absence d’expérience équivaut souvent à vous tendre une perche pour développer, devinez quoi ? votre expérience ! Et c’est bien d’une expérience au singulier dont il s’agit de parler, comme d’une expérience globale, pour lui donner du poids.
Valoriser l’expérience extra professionnelle
Vous êtes membre d’une association, d’un club de sport ? Vous vous chargiez, étudiant, du journal de votre école, vous organisiez des événements, vous êtes passionné par tel sujet ? Voilà de quoi étoffer votre expérience. Celle-ci ne se limite pas en effet à quelques stages, jobs étudiants ou jobs d’été. « Les jeunes ne parlent pas du tout de ces expériences extra professionnelles, il faut le faire bien au contraire ! Il en va de même pour les jobs étudiants, aussi « petits » soient-ils, ils sont à mettre en valeur car ils sont le signe d’un savoir-faire, d’une volonté, d’une motivation », souligne M. Darantière.
Identifier les compétences transférables
Vous avez été, par exemple, équipier dans la restauration rapide dans le cadre d’un job étudiant ? Voici comment peut se traduire cette expérience en termes de compétences : une certaine durée montre la capacité à travailler en équipe, sous pression, dans un contexte hiérarchique fort, une capacité à respecter des horaires… Des compétences relationnelles, techniques, comme l’usage des outils informatiques, linguistiques, organisationnelles se nichent dans chaque expérience extra professionnelle et extra universitaire. Vous devez identifier toutes celles qui sont transférables dans la vie professionnelle. « En entretien, citez des actions et les compétences associées plutôt que le nom d’une association qui peut provoquer des réactions plus ou moins positives », préconise M. Darantière.
Plusieurs types d’organismes peuvent vous accompagner dans ce travail d’identification des compétences transférables et de mise en valeur de votre expérience globale. Pensez à vous tourner vers les missions locales d’insertion via les collectivités locales (elles concernent un public de jeunes de moins de 26 ans, de niveau – Bac à Bac+2, avec des variations selon les missions locales), vers les Maisons de l’emploi, ou vers des associations comme l’Afij. Il existe cependant des inégalités territoriales. Sachez aussi que depuis la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités) de 2007, les universités ont l’obligation d’avoir un bureau d’insertion professionnelle. Néanmoins, « c’est plus ou moins vrai dans la réalité, il n’y a pas d’homogénéité », précise-t-il.
Enfin, pour décrocher un job d’été qui viendra nourrir votre expérience, c’est maintenant qu’il faut s’y prendre ou au plus tard avant fin juin. .
Par ASSOCIATION
Pour les seniors, cultiver ses compétences et bien communiquer sur son savoir-faire est essentiel pour booster sa carrière.
Changer de poste tous les trois à cinq ans, suivre -quatre soirs par semaine- le MBA "trading-gestion d'actifs" d'une grande école parisienne, intervenir dans des organismes professionnels, voire activer, ponctuellement, son réseau lors des phases de recherche d'emploi... Pierre Liebaert, 53 ans, n'a pas ménagé ses efforts pour valoriser ses compétences au sein de son entreprise. A la direction des investissements d'Axa France depuis 2010, le jeune senior se définit comme un "pur produit" de cette société dans laquelle il forge sa carrière depuis vingt-neuf ans.
"J'ai construit mon parcours professionnel tout en gardant à l'esprit des fils conducteurs: j'ai commencé comme inspecteur commercial, puis j'ai évolué vers un poste de responsable marketing produits et services, avant de m'investir dans du pilotage stratégique, de 2004 à 2009." Alors âgé de 50 ans, le cadre espère encore du changement: le bilan de compétences qu'il entame, avec son manager et le service des ressources humaines de l'entreprise, fonctionne comme un déclic.
"J'ai pris conscience d'un besoin de rupture: j'ai identifié mes points forts et ce à quoi j'aspirais. J'ai pu, lors de mon entretien, mettre en évidence que je possédais des compétences techniques mais aussi relationnelles pour mener à bien des projets, au sein de la direction financière, et ce, bien que je ne sois pas initialement un spécialiste des investissements."
"Savoir évoluer avec son marché"
Rares sont ceux qui, comme Pierre Liebaert, réussissent le challenge. Et pour cause. L'âge apparaît comme le premier facteur de discrimination dans l'emploi, selon le dernier baromètre Ifop pour l'Organisation internationale du travail. Pire, "cette discrimination est l'une des rares à être socialement assumées", s'inquiète Sébastien Bompard, directeur de l'association de cabinets de recrutement A Compétence égale.
Priorité, donc, pour sortir du lot, au "recentrage des discours sur les compétences techniques et comportementales". Un défi de taille lorsque l'on sait que seuls 39% des seniors mettent suffisamment en valeur leurs atouts, lors d'un entretien d'embauche.
Les experts ne sont pas avares de recommandations pour booster son potentiel: se former et se cultiver en permanence, recentrer son CV sur les expériences récentes, dispenser des conférences hors de son entreprise -pour augmenter sa crédibilité- ou encore utiliser adéquatement les réseaux sociaux...
"Les seniors pensent qu'il suffit d'être présent sur Viadeo ou Linkedin pour se voir proposer un job, glisse Christian Cazalot, président du cabinet de recrutement Attitudes. Or, non, il faut être actif, potasser le site Internet des sociétés..." Et évoluer avec son marché. "Toujours se demander: si mon service périclite, ai-je la possibilité de changer de métier?" conseille Sébastien Bompard.
Un travail d'anticipation, mais aussi d'évaluation des expériences acquises. "Il faut apprendre à trier: Que sais-je faire? Quel est le type d'environnement que je maîtrise: PME ou grandes entreprises? Certains seniors postulent dans des grands groupes alors qu'ils n'y ont jamais mis les pieds, c'est incongru", relève Christian Cazalot. Il conviendrait donc d'être cohérent avec ses capacités.
Un avis partagé par Sophie Schmitt, directrice générale de Seniosphère, cabinet européen de conseil en stratégie. "Il appartient aux 50-55 ans d'identifier les postes dans lesquels ils vont être performants et pour lesquels leurs qualités -prise de recul et confiance- sont essentielles: un poste de relation avec l'extérieur ou de négociation, par exemple."
Impossible de se "vendre" sans soigner son apparence. "Deux tiers des entretiens d'embauche sont du non-verbal, alors, non, il n'est pas frivole de travailler son image pour paraître plus compétitif", estime Sophie Schmitt. Avant de conclure: "Le jour où quelqu'un se dit "Je suis trop vieux", la bataille est perdue."
Par ASSOCIATION
GRAND SUCCES POUR NOTRE 123ème CAFE CONTACT DE L'EMPLOI - CENTRE SOCIO-CULTUREL LE GALET - STRASBOURG HAUTEPIERRE - 21 mars 2013
Evènement solidaire
200 candidats - 15 entreprises - 250 entretiens
REPORTAGE TV - ALSACE 20 - 21 MARS 2013











